Parfait : la fraîcheur des vents sur la chaleur massive
Parfait : tant de détails incomparables



























Vers trois heures, le moment où la lumière s'arrondit
La volupté de sa paume appuyée sur les tempes





















Au fond du tête à tête avec la lumière
La nudité cherche en son ventre le minéral

























Face aux lignes sans fin des bleus festoyants
Seul, le silence

































Cultiver sans répit les sols secrets de l’indicible
S' y frayer un chemin sans retour


























Après une si longue absence, vigilante au protocole,  la lumière se courbe
Le rituel fragile des absolutions est excédé par le rire grinçant des hordes




















Le sable humide tend sa peau sous la plante des pieds
La griffe de la Danse Hall la déchire d'une saturation de sens
















À l'heure des foules, la peau tendue et rose brille sous les crèmes
Homme minuscule, il tient dans sa main un frisbee et l'océan

















Seule dans les gris huileux de l'air, la frégate plane et m'observe
Seule sous la pluie tiède,  je marche sur des milliards d'années






















De la plage s'exhale le parfum ambré de la bonhommie
Nous l'inspirons
















Le soleil du matin est encore nôtre
Sa valeur attend






















Comme chaque fois, l'effervescence des retrouvailles
Jubilatoires. Plus ou moins

























Un corps presque conquis
Il reste le maître dans son opacité